Un processus d’innovation n’est pas le résultat d’une simple idée, il est la solution trouvée à un besoin à satisfaire. Aussi, sa mise en place doit faire l’objet d’une évolution encadrée et précise.

Plusieurs règles d’or régissent le bon développement d’un processus d’innovation dans une entreprise : les suivre permet de voir ses chances de réussite augmenter.

Quelles sont-elles et comment les appliquer ? 

1 – Définir une stratégie d’innovation claire et complète 

Comment trouver l’idée qui répondra aux attentes d’un client ou d’un secteur ? Il ne suffit pas de se gratter le menton et d’attendre que la révélation vienne à nous. Non, une idée viable est le fruit d’un long travail de définition d’objectifs en amont.

C’est parce que l’on connaît l’entreprise, ses failles et ses forces, que l’on dispose d’une bonne compréhension du marché, que l’on a su cerner les besoins des clients et des prospects, que l’on peut se lancer dans une stratégie d’innovation. 

Tout cela passe par une organisation minutieuse de cette stratégie, clé de la réussite du projet innovant. Cette étape est la plus importante, mais aussi la plus difficile.

Comment discerner correctement les bonnes des moins bonnes décisions ? En faisant appel, en partie, aux outils qui permettent d’analyser la fiabilité, la légitimité et la force d’une telle innovation : concepts boards, grilles d’analyse et de lecture, détermination des attentes du consommateur, potentiel de disruption, prédisposition au changement, etc. 

2 – Avoir une idée précise des évolutions commerciales et technologiques

Le marché de l’innovation est en perpétuel mouvement. Le progrès en termes de nouvelles technologies oblige les entreprises à suivre les évolutions et à savoir s’adapter. Il est donc nécessaire d’avoir un pôle réservé à l’observation de ces changements et au repérage des dernières tendances.

L’idée, c’est de savoir où en est l’entreprise en termes de technologie et d’être capable de déterminer si cela est conciliable avec les attentes des clients. La concurrence est rude, d’où la nécessité de l’analyser avec précision.

Être alerté des innovations qui vont être lancées prochainement, avoir une idée sur les services qui risquent de séduire les consommateurs…  Tout cela permet d’avoir un coup d’avance. Et cela s’avère très utile, à condition de savoir le jouer intelligemment. 

3 – Mettre en place un management solide pour une meilleure gestion des idées

Une faille dans l’organisation et ce sont des semaines, des mois voire des années de réflexion qui sont susceptibles de partir en fumée. Pour se concrétiser dans les meilleures conditions, une idée a besoin d’être encadrée. Qu’elle provienne d’un collaborateur, d’un conseiller, d’un entrepreneur ou de l’ensemble des salariés, elle ne pourra être correctement développée si elle ne dispose pas d’une structure adaptée. Aussi, et dans un premier temps, il faut savoir faire le tri entre le flot d’idées.

Une fois regroupées – via un brainstorming, une plateforme collaborative ou encore un mind mapping – ces idées seront répertoriées et analysées. Cette collecte d’idées devra être accompagnée d’une hiérarchisation en fonction des possibilités de réalisation et de réussite d’un tel projet. Une fois sélectionnée, l’idée est discutée en petit ou grand comité, de manière à saisir – d’ores et déjà – son impact en interne. 

4 – Savoir introduire une nouveauté sur le marché et accompagner le changement

Imaginons que les salariés aient bien réagi à l’introduction de cette nouvelle idée sur le marché et que toutes les conditions semblent réunies pour que le projet marche. On pourrait croire que le potentiel de réussite n’est plus discutable, que l’avenir du produit ou du service est tout tracé.

Pourtant, une innovation doit être introduite sur le marché de manière quasi pédagogique. Il faudra accompagner le changement en signifiant clairement l’utilité de ce nouveau produit et en expliquant ses conditions d’utilisation.

Une nouveauté ne se présente pas de manière anarchique, il est primordial d’avoir préparé le terrain en amont. En ayant défini la stratégie mais aussi les objectifs, les risques, les ressources et les perspectives d’une telle innovation. Savoir où le projet va est une manière de limiter les risques d’échec.  

5 – Attribuer les tâches à un porteur de projet compétent et investi

L’idée a été validée, le marché étudié, les ressources mises à disposition : tout semble prêt pour la phase de réalisation. Mais avant cela, il ne faut pas oublier un élément essentiel…

Qui pour porter ce projet ? L’auteur de l’idée est souvent évincé de cette tâche puisque trop intime avec l’idée, bien qu’il soit nécessaire de l’inclure dans les phases cruciales du développement. Le pilotage doit revenir à quelqu’un qui sait gérer les situations atypiques et planifier correctement le déroulement du projet.

Entouré d’une équipe à laquelle il assigne certaines tâches clés, le chef de projet doit être sur tous les fronts. Reste que le plus important, en fin de compte, est d’avoir une équipe impliquée et dynamique, prête à porter ce projet le plus loin possible. 

Le chemin est long, parfois semé d’embûches, mais les difficultés seront vite oubliées une fois le résultat escompté obtenu ! 

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