L’innovation, une simple technique managériale ? 

C’est bien plus que cela. L’innovation est à la fois un moteur de développement, un levier de fidélisation pour les collaborateurs, une garantie de créativité et un moyen efficace de rendre une entreprise, une offre, un produit ou un service unique. Or, on ne met pas en place une culture de l’innovation du jour au lendemain.

Pire : l’innovation ne se décrète pas. Elle doit se vivre. Elle doit se nourrir des visions du top-management et se prouver dans les faits du quotidien.

Sans cela, le risque est de faire de l’innovation-washing, au même titre que certaines grandes marques ont fait du greenwashing pour verdir leur image à un moment où l’écologie devenait une préoccupation centrale.

Pourtant, mettre en place une culture de l’innovation n’est pas une démarche si compliquée à partir du moment où elle est bien organisée.

Explications.

Non pas une innovation, mais des innovations !

Avant de se lancer dans la mise en place d’une démarche d’innovation, il faut donc se poser les bonnes questions, et ne surtout pas se complaire dans ses propres biais et idées reçues. L’innovation ne requiert fondamentalement ni responsabilité, ni diplôme, ni talent. C’est le fruit d’une combinaison subtile qui intègre de l’expérience, du bon sens, de l’observation et de l’intuition. Il existe d’ailleurs plusieurs types d’innovations différents :

  • L’innovation incrémentale : c’est une nouveauté apportée à un produit ou à un service existant, qui l’améliore sans le transformer en profondeur. C’est un changement qui ne transforme rien, mais qui améliore l’existant avec une prise de risque très minime.
  • L’innovation de rupture : c’est une nouveauté importante qui modifie un produit ou un service en profondeur et qui transforme un marché existant en créant une valeur nouvelle. L’innovation de rupture consiste ainsi à développer un produit ou un service susceptible de créer un nouveau marché et une nouvelle demande.
  • L’innovation transformationnelle : c’est un système qui contribue à transformer durablement un secteur d’activité par une mutation profonde de l’existant, l’élimination des anciens modèles et la création de nouvelles approches. Une innovation de cette puissance est rare et s’inscrit sur un laps de temps long, car elle nécessite l’adaptation progressive de tous les acteurs à cette nouvelle norme. 
  • L’innovation radicale : elle se situe à la frontière entre l’invention et l’innovation. Non seulement elle transforme et améliore radicalement un usage ou une habitude, mais en plus, elle engendre un tout nouveau système économique. C’est le genre d’innovation qui se compte sur les doigts d’une main au cours du siècle écoulé. 

Intégrer l’innovation dans un cycle stratégique

On n’innove pas de la même manière dans un grand groupe et dans une PME. Les cultures sont différentes, tout comme les enjeux de pouvoir et la manière de gérer la prise de risque. Être conscient des forces en place et savoir comment naviguer avec constitue une démarche efficace.

L’innovation doit être inscrite dans un plan stratégique pour produire des résultats concrets. Si la direction générale ou le top management n’accompagne pas le mouvement, il ne se passera rien.

Toutefois, avoir un soutien ou un support n’est pas, non plus, un gage de réussite, mais cela enlève déjà de nombreux obstacles sur la route. Et pour réussir, il est nécessaire de savoir accompagner l’innovation de l’intérieur pour qu’elle puisse pleinement s’épanouir.

Faire évoluer l’état d’esprit corporate

C’est un changement qui concerne à la fois la direction, mais également l’ensemble des collaborateurs. Il est beaucoup plus facile de freiner des quatre fers et de ralentir un projet innovant que l’inverse. Pour lutter contre l’inertie propre à la culture des grandes entreprises, il faut intégrer un travail transformationnel complet.

Cela passe par la déconstruction des silos, le développement de la communication transversale, le décloisonnement des prises de décision et une transparence accrue.

Commencer petit, plus grandir par la suite

Si l’état d’esprit est innovant, les pratiques de travail restent encore traditionnelles. C’est pourquoi il est nécessaire de créer un cercle vertueux où les succès passés vont nourrir les succès à venir.

Le comité de pilotage interne doit donc prendre des gants, faire preuve de diplomatie et avancer prudemment, un projet après l’autre. On se lance avec des améliorations incrémentales subtiles qui devront être adoptées et reconnues avant de passer à l’étape suivante.

Se doter d’un outil adapté

Une plateforme d’idéation est la concrétisation d’une culture de l’innovation qui mise sur l’intelligence collective. C’est grâce à elle que vous pourrez mobiliser vos collaborateurs de façon concrète grâce à un outil qui emprunte ses codes de fonctionnement aux réseaux sociaux et aux jeux vidéos.

Facile à déployer et à utiliser, ce type de plateforme est un accélérateur d’innovation pour transformer la culture interne plus rapidement.

Mettre en place une culture de l’innovation nécessite d’accompagner le changement : alors que tout bouge vite, la culture de l’innovation doit infuser en interne.

Pour y parvenir, il ne faut pas, non plus, négliger la formation et l’inclusivité, afin que cette culture concerne tout le monde et pas uniquement un petit groupe d’élus.

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