Processus, tableaux Excel, chaîne d’emails à n’en plus finir… les journées en entreprise sont parfois robotisées et uniformisés. On suit des ordres, on respecte les règles et l’humain s’efface lentement derrière des KPI, des objectifs de performance et des statistiques indigestes qui conditionnent le pilotage stratégique de l’organisation.

Le problème, c’est qu’en transformant les collaborateurs en exécutants, on risque de s’enfermer dans un modèle où l’opérationnalité prend le pas sur la créativité. Où l’émotion est cachée derrière les procédures, et où l’humain s’efface peu à peu derrière la bureaucratie. 

Pour secouer votre entreprise de l’intérieur et reconsidérer l’humain au cœur de votre organisation, il est nécessaire de remettre plusieurs choses en perspective : moins de formalités ne va pas créer le chaos tant redouté, la culture d’entreprise a un rôle à jouer, et la technologie est présente pour soutenir les initiatives et les encourager. Explications.

Trouver le bon équilibre entre règles et liberté

Si la nature a horreur du vide, l’humain, dans toutes ses contradictions, va tout faire pour le meubler au lieu de le laisser s’exprimer. On impose des règles, on contrôle, on structure, et ce qui part d’un bon sentiment se transforme vite en un système cadenassé avec une liberté sous contrôle.

Face à cette situation, on se trouve généralement avec deux types de profils : les soumis, qui vont obéir et se comporter comme des employés dociles – pas forcément heureux ni épanouis – mais qui vont faire ce qu’on leur dit de faire, par choix ou par obligation.

De l’autre côté, les plus rebelles vont tenter de se battre, avant de partir ailleurs afin d’exprimer leurs talents pour faire avancer des projets de façon plus efficace.

Toutes les organisations ont besoin de règles. C’est un fondamental du bien vivre ensemble. Toutefois, trop de règles peuvent étouffer la spontanéité qui doit vivre en entreprise. Il faut apprendre à faire confiance à ses équipes. Pour y parvenir, l’organisation pyramidale peut être à revoir. On ne travaille pas pour quelqu’un, mais pour quelque chose (une vision, des valeurs ou une mission).

C’est pourquoi la collaboration transversale permet d’apprendre de nouvelles compétences et de limiter la compartimentalisation qui conduit à un formatage des esprits. 

Vous voulez innover ? Alors, donnez de la liberté et faites confiance à vos collaborateurs. Ils ne devraient pas vous décevoir. 

L’innovation est aussi une question d’état d’esprit

La culture d’entreprise a un rôle important à jouer en matière d’innovation participative. C’est elle qui façonne et structure la manière dont les employés peuvent s’épanouir professionnellement.

Une entreprise ouverte, prompte à la communication interne, et où ses collaborateurs peuvent se challenger et remettre en question des modèles existants, sera toujours plus propice à l’innovation et au changement qu’une entreprise qui s’arc-boute sur des certitudes du passé.

Pour innover, il faut redonner confiance à ses salariés. Il faut les inciter à sortir de leur zone de confort. Cela veut dire expérimenter de nouvelles initiatives, casser les silos qui paralysent la circulation de l’information et ne pas avoir peur d’échouer.

Si chaque entreprise appréhende la culture de l’innovation différemment, il existe toutefois un dénominateur commun : la prise en compte du facteur humain.

C’est pourquoi il faut prendre le temps de former, d’accompagner, de guider et d’encourager. Une bonne méthode consiste à organiser des sessions d’informations ou des conférences en lien avec l’innovation (présentation de business cases, parler ouvertement de ses échecs, exemples d’innovations réussies ou de changements importants, etc.).

Vous pouvez également explorer les corporate awards et les hackathons pour impliquer vos équipes dans la résolution de problèmes, la recherche de l’amélioration continue ou la valorisation d’initiatives existantes.

Utiliser les nouvelles plateformes numériques comme levier d’innovation participative

Si l’humain est indispensable à toute innovation, il a toutefois besoin d’être motivé. Pour cadrer les idées et les projets, une plateforme numérique offre de nombreux avantages contre lesquels Word, Excel et Outlook ne peuvent pas lutter. 

Un logiciel de gestion de l’innovation centralise l’information et la rend accessible à tous les participants. Un système d’intelligence artificielle trie les contenus, détecte les doublons et incite à la participation. Un salarié peut ainsi proposer une nouvelle idée, contribuer à une idée existante ou être sélectionné pour porter le développement d’une idée en projet.

La mécanique de gamification facilite les interactions humaines. En reprenant les codes du jeu vidéo et des réseaux sociaux, n’importe quelle entreprise peut encourager la participation massive de ses salariés.

Faciles à implanter et accessibles depuis n’importe quel terminal, ces nouvelles plateformes numériques catalysent l’énergie collective, transforment l’idéation en jeu, et les idées en projets actionnables pour améliorer le fonctionnement de l’entreprise.

Grâce à l’innovation participative, les salariés retrouvent du sens dans leur mission et leurs tâches. Ils peuvent contribuer de manière concrète pour faire remonter des points de frictions, des problèmes techniques ou des enjeux opérationnels que le top-management ne peut pas voir, et que le middle-management est trop occupé pour le prendre en considération.

En faisant confiance à ses collaborateurs et en leur donnant les outils adaptés, vous pourrez alors transformer l’innovation participative en levier de croissance.

Si cet article vous a plu, je vous invite à télécharger notre livre blanc : “Innovation collaborative les clés pour ne pas se planter” .
Besoin de mettre en place un programme d’innovation au sein de votre entreprise ? Pour cela, prenez connaissance de notre plateforme d’intelligence collective
ou contactez-nous.