La responsabilité se conjugue-t-elle toujours au singulier ? À l’heure où le modèle managérial des entreprises tend à évoluer, on constate de plus en plus de méthodes basées sur le partage des responsabilités, délaissant le système pyramidal traditionnel.

Pourtant, le management strict et autoritaire est toujours de mise dans de nombreuses sociétés. Quelle est donc la meilleure méthode à adopter entre ces deux styles opposés de management ? 

Management directif : la fermeté et l’autorité au service des résultats ?

Si le rôle du manager est de superviser ses équipes, celui-ci s’attelle à la tâche avec plus ou moins de fermeté. Dans le cadre du management directif, la supervision rime avec l’évaluation constante du personnel. Tous les salariés sont encadrés pendant leurs missions et sanctionnés si celles-ci n’ont pas été réalisées correctement. Le management directif est souvent le fait d’un seul homme, prenant l’ensemble des décisions sans consulter le reste des employés.  

Par conséquent, ce modèle laisse peu de place à la prise de parole et à l’échange. Mais ne permet-il pas, cependant, une meilleure organisation dans la structure ? Certains employés apprécient avoir un cadre bien établi et des missions parfaitement définies, cela s’avère même parfois rassurant. 

Toutefois, le management directif reste à la fois exclusif et excluant. Le manager règne en maître sur ses équipes et jouit d’une liberté totale dans le processus décisionnaire. La conséquence immédiate de ce constat, c’est que les employés peuvent souffrir d’un sentiment d’exclusion. Réduits à la simple réalisation de la tâche qui leur est assignée, ils sont parfois confrontés à la frustration de ne pas pouvoir participer à un vrai projet d’entreprise. C’est alors au manager d’anticiper ce type de situation et d’éviter qu’elles ne se produisent… 

Management participatif : redonner du sens au travail et du dynamisme dans la production ?

À l’inverse, le management participatif n’est pas le fait que d’un seul homme. Les tâches de contrôle et de gestion sont gérées par l’ensemble des effectifs, ce qui rend la concertation générale obligatoire. De cette façon, le management participatif encourage l’esprit d’équipe et la cohésion. Dans les sociétés où ce type de management est préféré et appliqué, on observe un sentiment d’appartenance à une communauté. 

Mais la vraie plus-value de ce style managérial est l’augmentation du sentiment d’utilité chez le salarié. S’observe dès lors un empowerment général, une véritable tendance à la prise d’initiative sans crainte de l’erreur ou du jugement. Le sens est de nouveau au cœur du travail, l’employé se sent investi d’une mission. 

Afin de se mettre en place, ce système de management a besoin de certains outils. Espace de travail décloisonné, renforcement de la cohésion entre les salariés, moyens humains ou technologiques favorisant l’intelligence collective… Plusieurs entreprises comme Décathlon ou Monoprix ont fait le choix de miser sur ce mode de gestion. En cherchant à valoriser l’ensemble de leurs équipes, ils sont parvenus à établir une politique d’entreprise plus ouverte et démocratique. 

Toutefois, cette méthode qui demande beaucoup de confiance et de bienveillance peut rencontrer quelques difficultés. La première, c’est de parvenir à réunir l’ensemble des informations et à le gérer. Si le système pêche au niveau organisationnel, alors c’est l’ensemble de la structure qui en pâtira. Il faut, dès le début, encadrer la démarche participative. Cela passe, en partie, par la formation des employés à ce nouveau type de management. Il faut donc parfois être prêt à laisser s’écouler plusieurs mois avant de trouver le parfait équilibre et obtenir les premiers résultats….

L’adaptabilité comme clé d’une bonne stratégie managériale

Au bout du compte, le tout n’est pas forcément de choisir un type de management mais plutôt de savoir trouver un équilibre entre fermeté et laxisme. Avoir sous sa tutelle des dizaines voire des centaines d’employés, cela suppose nécessairement de devoir gérer l’imprévu. Un manager formé et compétent doit donc savoir s’adapter à chaque type de situation, mais aussi à chaque type de personnalité. 

Bien évidemment, des situations urgentes et complexes vont demander plus de rigueur et de fermeté dans le management. A contrario, des missions moins astreignantes laisseront la possibilité au collectif de s’exprimer. Ainsi, la solution se trouve dans la mesure entre autorité et permissivité. Ne pas céder à l’excès, dans chaque type de management, est le secret d’une entreprise qui réussit à créer des employés épanouis et avides de travail bien fait.

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