Parmi les éléments qui motivent les salariés en entreprise, il existe généralement un consensus autour du travail réalisé, des responsabilités, de l’ambiance de travail, de la rémunération, et des valeurs ou du sentiment de se sentir utile.

Pour les managers et chefs d’entreprise, savoir gérer la motivation de ses collaborateurs est important, mais tous ne savent pas forcément comment s’y prendre, compte tenu des nombreux facteurs, tant humains qu’organisationnels, qui impactent le comportement des salariés. 

L’intrapreneuriat constitue un levier de motivation méconnu, mais très efficace, car capable de pousser les collaborateurs concernés à se dépasser.

Une démarche qui influence l’organisation générale, mais également les services concernés pour redonner du sens à son travail et s’investir d’une mission importante.

L’intrapreneuriat pour un environnement de travail motivant

L’intrapreneuriat consiste à développer un projet innovant au sein d’une entreprise, un peu comme le ferait un entrepreneur avec son propre projet. Détecter et accompagner les intrapreneurs permet de mettre en place une dynamique nouvelle. En effet, ces salariés (dont certains sont d’anciens salariés dits « désengagés ») sont souvent impatients à l’idée de relever de nouveaux défis et de sortir de leur travail quotidien. 

Grâce à l’intrapreneuriat, un salarié ou un groupe de salariés ayant une idée brillante peuvent ainsi abandonner temporairement leurs missions habituelles pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, mais avec toutes les ressources du groupe à leur disposition.

Ils peuvent ainsi collaborer et mettre leur créativité au service de l’entreprise pour mener un bien un projet dont ils sont à l’origine.

Et qui dit intrapreneuriat dit aussi état d’esprit entrepreneurial. Accepter de créer un programme intrapreneurial nécessite de revoir en profondeur l’organisation de l’entreprise, de changer son état d’esprit, de trouver les fonds et les ressources pour accompagner les idées les plus innovantes, et de mettre à contribution la plupart des directions métier.

Or, ce système de pensée qui consiste à valoriser la capacité de sortir des sentiers battus, de proposer des alternatives à un business-model ou un produit, d’inventer le futur, de créer de nouveaux services et de ne pas avoir peur de l’échec, est libérateur pour les salariés. 

Car, même sans être intrapreneur, tous les collaborateurs peuvent en profiter. Soit parce qu’ils peuvent contribuer à améliorer les idées proposées – en particulier dans le cadre de concours d’innovation ou d’intelligence collective sur une plateforme d’innovation collaborative, mais aussi parce que l’innovation caractérise leur quotidien.

Cela veut dire un environnement de travail ouvert, plus collaboratif, moins prompt à juger les nouvelles initiatives, et qui valorise le travail en équipe pluridisciplinaire sans avoir peur de l’échec.

Certaines entreprises innovantes disposent même d’outils et de stratégies destinés à détecter le plus tôt possible les éventuels intrapreneurs. Le but est de cultiver les talents internes, car à travers l’intrapreneuriat, se dessine aussi un enjeu de ressources humaines.

L’intrapreneuriat, un enjeu de marque employeur

Un entrepreneur salarié, voici bien un étrange oxymore en apparence.

Pourtant, on peut aimer les défis, avoir des idées et un comportement d’entrepreneur, mais ne pas vouloir se lancer pour des questions personnelles (situation financière difficile, famille à gérer, problèmes de santé, etc.).

Pour ces personnes, l’intrapreneuriat constitue alors le meilleur des deux mondes. D’un côté, nous avons un cadre salarié qui rassure et sécurise, avec un salaire régulier et une certaine stabilité financière; et de l’autre, une liberté totale en matière de gestion de projets pour mener à bien une mission stimulante.

Cette organisation est un levier de recrutement, en particulier pour les grands groupes. Au même titre que les écoles de commerce et d’ingénieurs vantent des cursus en entrepreneuriat qui intègrent des incubateurs étudiants, les entreprises qui misent sur l’intrapreneuriat attirent des profils nouveaux et différents.

Dans un milieu de travail compétitif, où l’expérience vécue compte au moins autant que les missions proposées, l’intrapreneuriat s’inscrit comme la possibilité de (re)lancer sa carrière. Et pour y parvenir, pas besoin d’être surdiplômé. N’importe qui peut se lancer. En travaillant en équipe sur ces projets, un assistant administratif peut ainsi piloter un projet auquel se joindra une responsable financière qui souhaitait s’investir autrement, sans quitter son entreprise.

Sans contraintes ni pression, en se basant uniquement sur la bonne volonté des salariés, l’intrapreneuriat permet d’innover sereinement et de créer un nouveau climat de travail. Quand l’excitation des intrapreneurs devient contagieuse, c’est toute une entreprise qui peut s’enthousiasmer pour cette politique qui valorise le changement, la remise en question du statu quo et qui bénéficie indirectement des idées développées en interne.

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