“Avec la boîte à idées, l’essentiel, c’est que les salariés pensent qu’ils ont leur mot à dire…”
Cette réplique provient tout droit d’un épisode de Caméra Café, la truculente série française diffusée au début des années 2000. Et quand on y pense, elle symbolise assez bien – avec toute la caricature et la satire qui vont avec l’esprit de la série – l’intérêt et l’impact de ce concept. 

Pour trouver des bonnes idées et développer l’innovation collaborative, autant tuer le suspens tout de suite : la boîte à idées, qu’elle soit en format classique ou digitale, ne fonctionne pas. On vous explique pourquoi et comment la plateforme d’idéation collaborative remporte le match haut la main.

La boîte à idées : une fausse bonne idée

Elles ont peuplé les salles du personnel et les salles de repos pendant longtemps. Mais aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : attendre qu’un salarié accepte de glisser un bulletin (anonyme ou non) dans la boîte qui puisse contribuer à la création de valeur pour son employeur est une fausse bonne idée. En fait, les problèmes et les freins sont nombreux. Rien n’est fait pour encourager les salariés à déposer des idées, et il n’y a généralement aucun processus pour gérer la suite à donner aux contributions.

Avec la boîte à idées, une absence de suivi signifie un manque de transparence et aucune implication du personnel. Et même lorsque les salariés tentent de jouer le jeu, ça se résume souvent à un processus de collecte qui n’apporte aucune valeur ajoutée, et qui reste du domaine de l’anecdotique (mettre des corbeilles de fruits dans les salles de réunion), voire de la logistique (nettoyer les machines à café plus souvent) pour faire remonter des plaintes sur le quotidien de l’organisation.

La plateforme d’idéation collaborative : un nouveau paradigme pour les entreprises

Son principe ressemble à celui de la boîte à idées : recueillir des idées pour améliorer ses processus internes, créer de nouveaux concepts ou produits et créer de la valeur. Mais cette étape n’est que le début d’un long processus d’engagement social qui utilise des leviers numériques pour encourager la participation et la co-construction d’intelligence partagée.

Gamification

Le jeu est un puissant de motivation qui est utilisé à tout âge. Il n’est donc pas surprenant d’intégrer des mécaniques ludiques issues notamment du jeu vidéo dans un processus d’innovation. Ces encouragements à participer passent par l’obtention de badges, de points, de monnaie virtuelle que l’on peut réinvestir, d’un système de classement, etc. C’est un moyen d’entrer dans un univers, de se comparer aux autres participants, de collaborer, d’apprendre et de co-construire. Avec la gamification, l’incitation à la participation est réelle et continue.

Intelligence artificielle

Dans une petite entreprise, on peut suivre le flux des idées relativement facilement. Mais dans un grand groupe de plusieurs centaines de milliers de salariés, la technologie doit apporter un coup de pouce. L’intelligence artificielle (IA) permet de catégoriser, de trier et d’orienter les idées. Ainsi celles qui peuvent intéresser les participants selon leur profil sont affichées en priorité. Cette personnalisation du flux permet de mieux cibler les interactions entre idées et utilisateurs pour ne pas surcharger son flux d’actualité et s’assurer de faciliter l’implication des salariés.

L’IA apporte aussi une valeur ajoutée significative dans la gestion des doublons. Elle peut fusionner des idées et éviter que les mêmes idées soient répétées à plusieurs reprises. Enfin, elle est aussi faite pour proposer de nouvelles suggestions basées sur les idées populaires ou nouvelles, afin de ne pas avoir un effet de bulle informationnelle pour les salariés.

Suivi des contributions

Chaque idée est documentée à travers une plateforme d’idéation. On peut ajouter des documents, des fichiers, des images, suivre le nombre de participants, l’évolution de l’idée depuis sa création, etc. La valeur ajoutée de cette étape réside dans la mise en commun des savoirs et des intelligences. En s’exposant au plus grand nombre, les idées sont améliorées, repensées et développées. Elles gagnent en cohérence, grandissent et peuvent ainsi se frayer un chemin jusqu’au stade du projet.

Cela permet de ne rien oublier et de s’assurer que chaque idée est étudiée et enrichie.

Transparence et KPI

Avec une plateforme, on sait exactement quelles sont les idées qui progressent, et celles qui sont archivées ou fusionnées. Les utilisateurs peuvent investir virtuellement sur une idée et ainsi participer au projet, comme le ferait un investisseur auprès d’une start-up par exemple. Des tableaux de bord consolidés regroupent des indicateurs de performance pour mesurer l’engouement et le potentiel d’une idée, tant sur son impact que sur sa mise en place et ses enjeux liés.

La boîte à idée digitale n’a donc pas grand-chose à voir avec une plateforme d’idéation collaborative. Si les objectifs de départ sont proches (générer des idées nouvelles pour créer de la valeur), la finalité, l’exécution et le produit final sont très différents. Dans un monde professionnel mobile, hétérogène, fragmenté et numérique, il faut pouvoir capter l’attention, impliquer les collaborateurs et savoir les valoriser pour les encourager. Et c’est justement le rôle de la plateforme d’idéation collaborative.

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