Pour dynamiser une entreprise, l’intrapreneuriat est un programme intéressant à envisager, puis mettre en place. Bien que ce modèle soit pionnier en termes d’innovation, ce changement doit être mené avec stratégie afin d’apporter un maximum de valeur aux salariés comme à l’entreprise en elle-même. 

Pour que tout le monde soit gagnant et tire profit de ce dispositif, quelques règles s’imposent. 

Règles de bon sens, mais aussi règles de fonctionnement et de collaboration. Le but étant de construire un écosystème positif, visant à créer une dynamique intrapreneuriale à forte valeur ajoutée. 

Voici donc les 5 règles d’or pour que l’intrapreneuriat soit une réussite au sein de votre entreprise. 

Règle n°1 : remisez les préjugés au placard

Bien souvent, les grandes entreprises manquent de créativité du fait de leur structure et de leurs process. L’intrapreneuriat permet de briser ces codes pour laisser sa juste place à l’innovation. D’ailleurs, ce manque de créativité supposé ne serait-il pas un préjugé ? 

Alors remisez-le au placard, et fermez celui-ci à double tour. Pour innover et sortir des sentiers battus, il faut absolument passer outre les conditionnements. Ainsi, aucune idée n’est bonne à jeter tant qu’elle n’a pas été testée, ou tout du moins considérée à sa juste valeur. Le fait de laisser sa place aux nouvelles idées est donc une règle, mais surtout une manière de travailler à adopter.  

Règle n° 2 : laissez la porte ouverte aux profils atypiques

Qui a dit que les salariés n’étaient pas faits pour entreprendre ? Ou bien que les collaborateurs démotivés manquent d’énergie ? Afin de recruter les meilleurs talents, il faut élargir les horizons. Ce n’est pas forcément la qualification qui compte, mais plutôt l’esprit créatif et la capacité d’adaptation. 

Oubliez donc les entretiens formels et autres appels à candidatures tout aussi formalisés. Mettez plutôt l’accent sur les qualités personnelles et autres softs skills présentes dans l’entreprise. L’idéal serait peut-être d’organiser un idéathon pour détecter les futurs intrapreneurs grâce à leur potentiel créatif.

Règle n° 3 : misez sur la confiance réciproque

En amont de tout projet d’innovation, un cadre doit être posé. La direction doit donc clairement donner le feu vert au projet, ainsi qu’aux actions que celui-ci engendrera. Ceci peut être formalisé par ce qu’on appelle une lettre de marque. Il s’agit de construire une relation de confiance et de qualité. 

Ce n’est bien sûr pas une confiance aveugle, mais une confiance réciproque. Car le salarié intrapreneur doit également pouvoir compter sur la structure mère pour appuyer son projet. Budget, champ d’action ou encore moyens mis en œuvre, tout doit être cadré pour que la relation soit saine, durable et fructueuse pour les deux parties. 

Règle n° 4 : agilité, agilité et agilité ! 

En choisissant l’intrapreneuriat, l’entreprise fait preuve d’une belle volonté de mouvement. Afin que rien ne puisse se mettre en travers de cette volonté, les process se doivent d’être agiles au possible. On oublie donc les longs processus de validation, ou les lignes hiérarchiques à rallonge avant de pouvoir rendre un verdict quelconque.

Ainsi, chaque décision doit être prise rapidement, de la même manière que chaque critique ou implémentation doit être intégrée tout aussi brièvement.

Le projet doit vivre en permanence, afin d’évoluer de manière constante. C’est cette agilité qui permettra au projet intrapreneurial d’être un véritable vecteur d’innovation au sein de l’entreprise.

Règle n° 5 : il n’y a pas de règle qui soit immuable

Puisqu’il s’agit d’innovation et de créativité, il n’y a pas de règle qui soit absolue. Les lignes sont faites pour être bougées, tant qu’il y va de l’intérêt de l’entreprise et / ou du projet conduit en interne. Alors, pas de tabou ou de sujet à éviter : toutes les pistes peuvent être explorées. 

En apprenant à casser les codes et créer de nouvelles règles, les entreprises comme les intrapreneurs sont amenés à progresser plus vite, et à agir dans le cadre d’une intelligence collective pour mieux progresser ensemble. Tout en respectant une ligne de conduite claire et définie, chaque règle, chaque processus peut être changé en cours de route pour le bien du projet. 

Voilà pourquoi ces règles d’or ne sont qu’une base pour créer un projet intrapreneurial au sein d’une entreprise. Chaque firme dispose de ses propres codes, de sa propre culture interne.

C’est pourquoi il ne peut y avoir de règles figées et immuables, puisque l’enjeu même de ce type de projet dépend directement des acteurs qui le feront naître.

Alors, définissez vos propres règles et avancez sur le chemin de l’innovation. 

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